Frédéric Descrozaille

Frédéric Descrozaille est né en 1967 à Neuilly-sur-Seine. Après une classe préparatoire au Lycée Sainte-Geneviève à Versailles, il intègre l’Institut nationale agronomique de Paris-Grignon en 1987, dont il est diplômé en 1992. Après avoir été attaché agricole à l’Ambassade de France à New Delhi, dans le cadre d’un volontariat du service national en administration, il débute sa carrière, en 1994, à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture. Il devient attaché de direction au Centre national des jeunes agriculteurs en 1997, puis directeur en 2000, poste qu’il occupera aussi à la Fédération interprofessionnelle du cheval de sport, de loisir et de travail (FIVAL) en 2003. En 2008, il devient le directeur général de l’Interprofession des fruits et légumes frais (INTERFEL). De 2012 à 2017 il retrouve la sphère privée, en réalisant des missions de conseil et de formation. En 2017, il est élu député LREM de la 1ère circonscription du Val-de-Marne.

Pour la campagne présidentielle de 2007, il est en charge des questions agricoles dans l’équipe de campagne de François Bayrou. Il rejoint le groupe thématique « Ruralité et agriculture » d’En Marche en 2016.

En tant que député, Frédéric Descrozaille est nommé Vice-président de la Mission d’Information sur la concrétisation des Lois au moment de sa création (octobre 2019). Il en est devenu Rapporteur en juin 2020.

Alain Lambert a été auditionné une première fois par ladite Mission d’Information le 19 novembre 2019 en tant que Président du Comité national de l’évaluation des normes (CNEN), puis à plusieurs reprises en 2020. C’est parallèlement à ces rencontres que Frédéric Descrozaille et lui ont noué des relations de travail autour de la question de la lisibilité et de l’efficacité de l’action publique, ayant abouti au dépôt d’une Proposition de Loi de Transformation de l’action publique le … 2020 ainsi qu’à la réalisation d’une web série et la rédaction d’un livre.

La crise sanitaire due à la Covid-19, à l’instar de toute crise, est une opportunité : celle d’inverser la tendance. Depuis des décennies, la machine à produire de la norme tourne à plein régime. Parallèlement, la machine à appliquer ces normes est grippée, embolisée, focalisée sur elle-même au lieu de servir ceux qu’elle concerne. Il est temps de retourner la table.

Au bavardage législatif, substituons l’élagage de l’intention : le résultat attendu. Aux contrôles de conformité qui font perdre de vue le sens de l’action publique, substituons l’évaluation du résultat et la capacité d’adaptation.

Les citoyens, de la périphérie où ils sont cantonnés en étant priés de se soumettre à une complexité kafkaïenne, doivent revenir au centre de l’action publique, d’où ils n’auraient jamais dû être écartés.

A partir de ce monde à l’envers qu’illustrent nombre d’anecdotes et récits d’expérience, deux témoins proposent une révolution copernicienne. Elle consiste en quelques principes simples :

  • pour les administrations, l’obligation de travailler de façon conjointe et solidaire au lieu de fonctionner en « silos » et d’entretenir des rivalités de clochers ;
  • pour les décideurs locaux, la possibilité de déroger à la lettre de la loi si c’est pour en mieux respecter l’esprit ;
  • pour tous, la liberté de faire tout ce qui n’est pas explicitement interdit plutôt que l’empêchement de tout ce qui n’est pas explicitement autorisé.

Évoquons sans détour ce qui ne fonctionne pas ou fonctionne mal dans notre belle démocratie en crise. Cela se résume souvent des querelles de personnes ou de statuts qui sont mises en scène : politiques contre fonctionnaires, État contre collectivités, énarques contre « France d’en bas… » Ces combats divertissent mais ne mènent à rien, sinon à perpétuer l’immobilisme. C’est d’un autre combat qu’il s’agit : non pas entre nous, mais contre nous-mêmes. Responsables politiques, observateurs de la vie publique, serviteurs de l’État : nous devons nous interroger collectivement sur notre incurie collective.

Sous un format inédit, les deux intervenants croisent leurs regards, celui de l’averti et celui du novice.

En quatorze épisodes de deux minutes environ, de courtes prises de parole illustrées se succèdent : retours d’expérience et analyses, anecdotes et apports pédagogiques conduisent aux solutions législatives livrées au débat.